Domaines

Investigation numérique et expertise judiciaire

Smartphone, ordinateur, serveur, caméra ou objet connecté : nous établissons ce que les traces numériques permettent d'affirmer, avec une méthode qui tient devant un juge. Expert judiciaire agréé par le SPF Justice, cabinet certifié ISO/IEC 27001.

Pour qui, dans quelles situations

  • Avocats : conseil technique d'une partie, lecture critique d'un rapport adverse, aide à formuler des demandes de devoirs complémentaires.
  • Juridictions : expertise judiciaire sur désignation.
  • Assureurs : établissement des faits après un sinistre cyber, un rançongiciel ou une fraude.
  • Entreprises : investigation après une intrusion, un rançongiciel ou une fuite de données, reconstitution de la chronologie.
  • Particuliers : soupçon de logiciel espion ou de surveillance abusive sur un téléphone.

Ce que nous analysons

  • Smartphones iOS et Android

    Extraction et analyse des données, des journaux système et des applications, en préservant l'intégrité du support.

  • Ordinateurs et serveurs

    Images disque, mémoire vive, journaux d'événements et traces d'exécution pour reconstituer ce qui s'est passé.

  • Vidéosurveillance et objets connectés

    Extraction d'enregistrements de caméras et d'enregistreurs (NVR/DVR), contrôle de l'horodatage et de l'intégrité.

  • Logiciels espions

    Recherche d'une infection ou d'une surveillance abusive sur téléphone, du diagnostic au rapport d'expert.

  • Incidents et rançongiciels

    Point d'entrée, chronologie et données touchées, pour décider des suites et étayer les notifications à l'APD ou au CCB.

  • Expertise judiciaire ou conseil technique

    Sur désignation du juge, ou aux côtés d'une partie comme conseil technique, jamais dans les deux rôles pour un même dossier.

Comment se déroule une mission

La valeur d'un constat dépend de sa méthode. Chaque étape est documentée pour pouvoir être vérifiée par un autre expert.

  1. Premier échange

    Vous exposez la situation, en toute confidentialité. Nous indiquons ce qu'il est possible d'établir, les gestes de préservation à adopter et le cadre de la mission.

  2. Acquisition

    Copie des supports avec calcul d'empreintes (hash), prise en charge documentée et chaîne de conservation tracée.

  3. Analyse

    Examen des traces avec des outils reconnus, recoupement des sources et reconstitution de la chronologie.

  4. Rapport

    Méthode, constats et limites, puis des conclusions mesurées : ce que les traces établissent, ce qu'elles suggèrent, ce qu'elles ne permettent pas de dire.

Questions fréquentes

Un rapport d'expertise privé peut-il être produit en justice ?

Oui. Un rapport établi à la demande d'une partie peut être déposé comme pièce, et le juge en apprécie librement la valeur probante. Celle-ci dépend surtout de la méthode : acquisition documentée, empreintes des supports, chaîne de conservation et conclusions limitées à ce que les traces établissent.

Expert judiciaire ou conseil technique : quelle différence ?

L'expert judiciaire est désigné par le juge et travaille pour le tribunal, en toute indépendance des parties. Le conseil technique est mandaté par une partie pour analyser les éléments, assister aux opérations d'expertise et formuler des observations.

Que faire en attendant l'analyse ?

Ne réinitialisez pas l'appareil, ne supprimez rien et n'utilisez pas d'outil de « nettoyage ». Isolez du réseau un ordinateur compromis et, si possible, ne l'éteignez pas avant d'avoir pris conseil. Notez les dates et ce que vous avez constaté.

Combien coûte une investigation ?

Elle fait l'objet d'un devis après le premier échange : le coût dépend du nombre de supports, du volume de données et des questions posées. En expertise judiciaire, les frais suivent le cadre fixé par la juridiction.